dimanche, mai 29, 2022
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Cenacolo Vinciano, le chef-d’œuvre de Léonard de Vinci

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Parmi les attractions les plus célèbres au monde, "La Cène" ou le "Cenacolo Vinciano" de Léonard de Vinci est une grande peinture murale du 15ème siècle représentant la scène de la Cène de Jésus racontée dans l’Evangile. Il est situé dans le couvent rattaché à l’église de Santa Maria delle Grazie et relié au Castello Sforzesco par un passage souterrain.

En 1490, Ludovico il Moro décide de transformer l’église en son mausolée, confiant au célèbre architecte Donato Bramante la construction de la splendide coupole, du charmant petit cloître et de la sacristie, en enrichissant les salles de fresques réalisées par d’importants peintres de l’école lombarde. La « Cène » de Léonard de Vinci fait donc partie d’un site artistique d’une qualité exceptionnelle. Le tableau de Léonard se trouve sur un mur du vaste réfectoire, en face de la grande scène de la Crucifixion, de Donato da Montorfano.

L’exécution de la Cène a commencé vers 1494 et s’est terminée en 1497. Léonard a porté une attention méticuleuse à chacune de ses œuvres. Il a d’abord conçu tout le mur : les lunettes en haut avec les armoiries des Sforza et les guirlandes de feuilles et de fruits, et l’épisode de la Cène. Il a ensuite longuement étudié la composition générale et les différents personnages. Le rythme de son travail était imprévisible : il pouvait passer des journées entières sans toucher aux pinceaux, ou passer des heures et des heures sur des échafaudages. Pour la Cène, il a choisi de représenter le moment le plus dramatique, lorsque le Christ prononce la phrase « L’un de vous me trahira ». Les douze Apôtres réagissent différemment, exprimant les « mouvements de l’âme » par des gestes, des expressions et le langage corporel : tous les personnages sont du même côté de la table avec le Christ au centre et les Apôtres répartis en quatre groupes.

Pour réaliser ce chef-d’œuvre, Léonard n’a pas adopté la technique de la fresque, qui nécessite une application rapide de la couleur sur une fine couche de plâtre encore humide avant qu’elle ne sèche, mais a cherché une méthode qui lui permettrait de faire des retouches continues. Cependant, quelques années après l’exécution du tableau, la couleur a commencé à se détacher du plâtre et la couche de support s’est progressivement fissurée. Par la suite, il a subi des dommages encore plus graves : tentatives de le détacher du mur ; tentatives désastreuses de fixer la couleur. Au centre du mur, sous la figure du Christ, une porte a été ouverte, puis murée et à l’époque de Napoléon, le réfectoire a été transformé en étable ; enfin, les bombardements de 1943 ont provoqué l’effondrement des murs latéraux et du toit.

La dernière restauration, qui a duré plus de vingt ans, a éliminé les couches de saleté et les matériaux ajoutés lors d’anciennes interventions, restituant de grandes parties du plan d’origine, très clair mais fragmenté en petits morceaux. L’un des principaux agents de dégradation est la poussière, c’est pourquoi le réfectoire et le flux de visiteurs sont constamment surveillés.

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